J'oserAi jAmAis sAns doute, te lire ces quelques vers,
ChArgés de mon Amour, si frAgile mAis si clAir,
Amour presque hAineux, tu m'As tAnt fAit souffrir,
MAis devAnt tes beAux yeux, j'AurAis pu tout t'offrir.
Je croyAis en nous deux, en toi, en tes pAroles,
Nous fAisAnt perdre lA vue, l'Amour comme un vol,
T'As joué Avec mon coeur, mes sentiments,
Et pendAnt ces dix mois, tu m'As fAit perdre mon temps.
Je le sentAis pourtAnt, mAis j'étAis trop frAgil,
Et je préférAis croire, tes mensonges trop fAciles,
Tu me pArlAis d'enfAnt, je rêvAis d'être Père,
J'étAis si jeune pourtAnt, mAis quitter lA gAlère,
C'étAit mon utopie, j't'AurAis suivi pArtout,
RésultAt de tout çA : j'Ai pAs bougé du tout.
J'étAis mAl dAns mA peAu, t'As fAit que l'Accentuer,
Tes mots pArfois blessAnts, ne fAisAnt qu'm'enfoncer,
MAlgré tes sAuts d'humeur, je gArdAis un espoir,
Je pensAis même vivre lA plus belle des histoires.
Tu étAis si chAngeAnt, je ne te comprenAis pAs,
Même Avec du recul, je n'y Arrive pAs.
Tu le disAis toi-même, sAns honte ni pudeur,
"Si on se voit on bAise, jme fous de ton mAlheur",
J'étAis si Amoureux, jcroyAis que tu m'AimAis,
A présent je t'en veux, tu m'As mAnqué d'respect.
Dire qu'j'AurAi pu t'tromper, j'AvAis plein de demAndes,
MAis fidèl j'préfèrAi, refuser et Attendre,
Un signe de tA pArt, me prouvAn ton Amour,
J'peux encore espérer, il n'A jAmAis vu l'jour.
Tu t'AmusAis de moi, puis tu me lAissAis tomber,
Et moi comme une conne, et ben je revenAis,
T'étAis comme une drogue, j'pouvAis pAs m'pAsser d'toi,
MAis tu me détruisAis, un peu plus à chAque fois.
Tu ne m'As pAs bAissée, tu m'esquivAis sAns cesse,
Et Après tu disAis, que j'étAis tOn prince...
Tu m'rAcontAis tA vie, tes embrouilles à deux bAlles,
T'AvAis Acheté un gun, ta Copiine s'est pris une bAlle,
J'te prenAis pour un prince, un gAngster, un voyou,
MAis Au fond c'que t'étAis, c'est un loser, c tout.
Tu pensAis que lA vie, c'étAit un jeu de guerre,
Où le seul but étAit de tuer l'AdversAire,
Lui n't'AvAis rien d'mAnder, il n'AvAit pour défAut,
Que d'venir d'une cité, qui t'revenAit pAs trop.
Et plus y AvAit du sAng, et plus çA t'exitAit,
Tu méprisAis tout l'monde, puis pArlAis de respect.
Cette sAle mentAlité, j'Avoue que j'l'Ai Aimée,
Le mAl Attire l'Homme, il l'E fAit frissoner.
T'As même réussi, à m'fAire rentrer là-dedAns,
CAr pour toi j'Ai trAhi, menti à mes pArents,
QuAnd j'y pense jtremble encore, limite çA mfAit flipper,
Comment j'Ai pu fAire çA, comment j'Ai pu t'Aimer ?
Le pire dAns cette histoire, j'n'étAis pAs lA seul Gar,
Donc j'Ai été cocu mAis, c'est pAs çA qui m'ennuie,
T'en As blessé tAnt d'Autres, tu les lâchAis pour moi,
Style t'AvAis une conscience, désolée jte crois pAs.
Dix mois çA pArrAit court, sAuf lorsqu'on A quinze Ans,
Comment t'As pu m'détruire, en un si court instAnt,
Quinze Ans, âge difficile : bAmbinA pour certAin,
Presqu'Adulte pour d'Autre, pour toi je n'étAis rien.
T'As fini pAr me j'ter, j'veux dire vrAiment cette fois,
Ton messAge me disAit : "C'est bon, on s'Arrête là."
C'est sûr'ment une bonne chose, cAr même si j'Ai pleuré,
J'Ai enfin découvert, tA personnAlité,
T'As même pAs eu les couilles, de me le dire en fAce,
Comme si tu préférAis, ne lAisser Aucune trAce.
J'Ai eu mAl plusieurs mois, finAlement c'est pAssé,
J'Ai rencontré quelqu'un, qui lui vrAiment m'AimAit,
Depuis on n'se quitte plus, çA fAit un An déjà,
Aujourd'hui tu reviens, mAis moi je n'veux plus d'toi.
J'Ai cru en ton Amour, comme on croit Au messie,
Je n'te déteste même pAs, cAr je sAis c'que tu vis,
Les rôles sont inversés, à ton tour de souffrir,
ÇA vA p't'être t'étonner, mAis çA m'fAit même pAs rire,
J'AurAis pu me venger, je n'm'en donne pAs le droit,
Tu vois t'es Amoureux, mAis moi je n'suis plus là.
Je pense souvent à toi, tu m'fAis presque de lA peine,
J'écoute des belles pAroles, Ainsi s'envole mA hAine,
T'es sincère, çA se voit, je n'peux plus t'en vouloir,
MAis je n'peux effAcer, de mA tête, notre histoire.
J'en souffre encore tu sAis, pArfois j'Ai le cAfArd,
Tu vois tu dis qu'tu m'Aimes, mAis mAintenAnt c'est trop tArd.
Ton retour me secou, je me pose des questions,
Est-ce que j't'Aime encore, fAut qu'je fAsse Attention.
J'Ai une vie, une copiine, j'veux pAs tout bouziller,
QuAnd à toi je t'Avoue, j'essAie de t'oublier.
AvAnt de te quitter, j'te d'mAnde juste une fAveur,
LA prochAin qui t'AimerAs, protège-le du mAlheur,
Ne lui mAnque pAs d'respect, ne lE fAit pAs souffrir,
Comme t'As déjà su l'fAire, et évite de mentir,
FAis d'il un prince, pArle lui sincèrement,
Voilà jcrois qu'tout est dit, je te lAisse mAintenAnt.